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Si tu vois régulièrement ton psy, n'écoute pas cet album

Avis sur Turn On the Bright Lights

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Turn On the Bright Lights, c'est un petit peu la corde qui manquait à votre tabouret. Les New Yorkais ont l'immense privilège de vous faire sombrer du côté obscur en 48 minutes et tout ça en un premier album immense, rempli de sentiments déchus.
Le genre d'album qui ferait la BO officiel de votre hiver déprimant, histoire de rendre toute cette noirceur belle et authentique. Interpol, c'est froid, glacial : avec ses airs de Joy Division moderne (la voix caverneuse de Paul Banks n'y est pas pour rien), le groupe indie rock surpasse clairement ses inspirations ou son héritage pour nous délivrer une oeuvre aussi sombre que sa pochette énigmatique.
Untitled ouvrira la bal comme peu de premiers titres savent le faire : on accroche de suite par le son cristallin de cette guitare qui joue des échos. Et lorsque la batterie annonce la basse et le chant, la magie opère. "Surprises, Sometimes, I'll come around". L'album nous invite à un moment unique. Et tout se suivra d'un trait, constant dans son atmosphère ténébreuse entre quelques pics de lumière (Say Hello To Angels) et plongées définitives dans les abysses de nos souvenirs les plus intimes (Stella Was A Diver). Le groupe trouve une parfaite osmose qui ne relâche jamais : la basse puissante, le duo de guitares électrisant, la batterie évidente et la voix hanté de Banks qui délivre toute la sensibilité du groupe, tout est parfait.
Rock et doux à la fois, ce premier album maîtrisée laisse une sensation de s'être retrouver quelques instants en nous touchant la moelle émotionnelle, ce qui fera sûrement ressortir quelques pensées volontairement enfouies au fond de vous. La détresse d'un ado face à son premier amour, la perte d'un proche, un mal être insolvable...
Evidemment, cette oeuvre sombre ne conviendra pas à tout le monde. Elle ne touchera que ceux qui pourront l'être, ceux qui connaissent bien le cafard et n'auront pas peur de se noyer sous la pluie de cet étrange nuage noir. C'est pas le genre d'album qu'on écoute tous les jours à toutes les sauces... Turn On The Bright Lights, c'est plutôt le disque qu'on ressort quand on a envie de déprimer pour déprimer, parce qu'être triste c'est beau parfois.

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