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Album de Sam Rivers (2004)

Sam Rivers, Adam Rudolph, Harris Eisenstadt – Vista – (2004)


La pochette fait penser à un album ECM, mais ce n’est pas le cas, c’est le petit label « Meta Records » d’Adam Rudolph qui accueille le trio, on n’est jamais mieux que chez soi !


C’est bien entendu Sam Rivers qui attire l’attention et l’oreille de l’amateur, il faut bien reconnaître que c’est un musicien extraordinaire, né en mille neuf cent vingt-trois il n’est devenu célèbre que sur le tard, alors qu’il n’est né que trois années avant John Coltrane !


J’ai eu la chance de le voir une fois en concert dans une salle de sport de la région parisienne, pendant l’hiver, et il n’y avait presque personne dans le public, c’était le côté triste, mais ce sentiment s’effaça car le concert qu’il nous offrit fut absolument extraordinaire et nous lâcha bien après minuit, j’en garde un souvenir ému et surtout extatique, il me marqua durablement et son souvenir est encore en moi…


Cet album fait monter les souvenirs et les émotions, c’est une petite merveille, je l’écoute et il me transporte. Sam est à la flûte, au soprano et au ténor, seul le piano dont il joue très bien n’est pas de la fête. Adam Rudolph joue des tams-tams ou autres instruments approchants ainsi que, plus généralement, des percussions.


C’est Harris Eisenstadt qui tient la batterie, ainsi nous voici immergés avec Sam au milieu du spectre sonore, entourés par ces deux magnifiques percussionnistes qui construisent autour du maître des vents, tout un espace rythmique, souvent grouillant et foisonnant, de multiples textures naissent, grandissent et bâtissent une assise rythmique extraordinaire, où Sam peut avancer à sa guise et se déplacer sans risque de faillir ou de se perdre !


A chaque pièce son instrument, pour notre soliste, qui commence avec la flûte sur le magnifique « Susurration », au saxophone soprano sur « Motivity » ou au ténor sur « Philo », ainsi l’album est-il riche de sonorités très variés. Sam se montre également époustouflant par ses trouvailles et sa technique, comme sur le très beau « Plumaseria » où il performe avec sa flûte, tandis que ses comparses rivalisent d’inventivités pour créer des sonorités nouvelles.


Je crois pouvoir dire que je connais assez bien la discographie de Sam Rivers, et, probablement que je n’aurais pas parier sur un album enregistré à l’âge de quatre-vingt-un ans, comme étant l’un des meilleurs et des plus fantastiques de la part du gars de l’Oklahoma, pourtant il faut bien le reconnaître, nous voici tout simplement face à une pépite !


Voilà, c’est dit !

xeres
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le 17 juin 2025

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