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J’attendais depuis longtemps cette occasion de me pencher sur le cas Korgonthurus, projet principal du meilleur vocaliste ayant sévi chez Horna, Corvus.
Pour la blague, Korgonthurus était aussi le groupe au maquillage le plus baveux que j’aie vu (et le logo qui va avec) ; dommage qu’ils ne l’aient pas gardé pour la photo ci-dessous…
Depuis sa création, le groupe a multiplié démos et splits et n’avait qu’un seul album à son actif, le poignant Marras. On peut sans problème les « classer » dans la catégorie black orthodoxe à la finlandaise, au même titre que les groupes de Shatraug.
Autant le dire tout de suite, Vuohnen Siunaus est un album très immédiat, contrairement à son prédécesseur. Mais je trouve que cette évolution ne nuit pas à l’identité du groupe.
Déjà, le père Corvus est en forme comme jamais. Rarement autant de rage, de haine et de désespoir ont émané de cette voix hors du commun.
Et Korgonthurus arrive comme toujours à concilier avec brio le côté brut et brutal du black finlandais avec une touche d’émotion, telle qu’on la retrouve chez Totalselfhatred (le dernier titre fleuve en est un très bon exemple).
Certes, cet album est un peu surproduit. On sent qu’ils n’ont pas lésiné sur les moyens et l’écart avec le son de Marras, et même des derniers splits et EP en date, est très grand. Mais je ne trouve pas que ça desserve les compos, loin s’en faut. Elles n’en ressortent que plus puissantes, je pense que c’était le but au moment de l’écriture. Il n’y a qu’à voir l’équilibre parfait que présente un titre comme Puhdistuksen Tulet pour s’en rendre compte. Le morceau titre est aussi un modèle du genre, particulièrement imposant et accrocheur.
Peut-être vais-je dessoûler de mon enthousiasme pour cet album lors des écoutes suivantes ; cependant, je suis complètement conquis par cette nouvelle mouture, jusqu’ici. C’est moins « trve », certes, mais ça n’enlève rien à la qualité intrinsèque de l’album. Tant pis pour les râleurs et les mécontents.
Retrouvez cette chronique sur le site auxportesdumetal.com
Créée
le 2 août 2016
Critique lue 61 fois
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