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Avis sur Who Are the Girls?

Avatar Margoth
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[...] En revanche, il paraît clair que le pur metalleux ira montrer moult réserves, voire réactions allergiques, quant à ce disque. Car au final Who Are The Girls ? n'est pas foncièrement metallique. Ce qui n'empêche pas qu'il s'en dégage quelque chose d'extrême. Imaginez un mix un peu saugrenu entre une sorte de Punish Yourself (le plus électrique) qui aurait bouffer du The Prodigy (dopé avec plus de rock) assaisonné avec un peu de Rage Against The Machine (pour son goût affirmé pour les pédales d'effets, notamment sur la basse dans le cas ici présent) et vous obtenez ce disque. Qui passe vraiment crème si l'on apprécie les frasques électro-organiques aussi groovy que frénétiques. On sent que les deux nanas aux commandes ne sont pas là pour jouer les princesses en quête de gloire superficielle, elles sont là pour en découdre. Il n'y a pas à niaiser en dansant dans l'étage VIP du Louxor de Philippe Katerine, l'heure est plutôt à l'émeute et à la bousculade dans un bouge mal famé des zones industrielles paumées et blindées de marginaux en manque d'adrénaline et de dope. Parce que l'énergie qui se dégage des refrains tueurs de titres comme « Vortex » (qui avait réveillé un bon coup le public un brin réservé dans sa prestation du dernier Hellfest), « Play Fair » ou encore « Undertaker » (et sa belle urgence crache-venin), ça donne envie d'en foutre plein la tronche à son voisin. Tandis qu'on ira le taquiner de manière beaucoup plus tortillo-sensuelle sur du « Taxi ». Ou qu'on se bousillera les chevilles à jumper comme un dératé sur les moments d'emballement de « Devil's Face » ou « Lose Your Head ». Voire même se prendre à parler avec ses mains façon gangsta sur « Bullet ». Parmi toutes ces ogives qui feront un carton en live, ses deux têtes pensantes n'oublient pas pour autant de montrer qu'elles ont des envies artistiques différentes et surprenantes avec un « Ivory Tower » qu'on presque qualifier d'étrangeté burtonienne à la Stolen Babies qui serait tout droit sorti de sa banlieue, tendance qui se vérifie d'autant plus avec le plus dynamique « Athena », plus saltimbanque du Bronx sur lui.

Malgré tout, ce premier album jouit tout de même d'un petit défaut outre sa courte durée, malheureusement commun à tout ce qui touche aux pendants studio de prétendants issus du même genre de catégorie : il ne porte pas sur lui toute la dynamique live que possède véritablement Nova Twins. Il manque comme une petite étincelle d'explosif pour mettre le feu aux poudres de manière autrement plus radicale. Malgré tout, il faut également considérer ce rejeton comme prétexte pour inciter les gens à se bouger le cul pour voir de quoi il en retourne véritablement sur scène. Dans une salle de petite capacité de préférence. Car c'est sur une petite scène, avec un public tout compacté comme des haricots dans une boîte de conserve, à se faire agresser par des lights frénétiques, que le répertoire de Nova Twins prend réellement vie et dévoile toute sa saveur. Et ça tombe bien, elles ne lésinent pas sur les tournées depuis qu'elles ont décidé de faire de la musique ensemble, notamment dans l'Hexagone.

La critique entière figure sur Core And Co, n'hésitez pas à aller y faire un tour !

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