L'album le plus représentatif de leur musique

Avis sur Wish You Were Here

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L’essentiel a été dit sur cet album, je ne me vois donc pas faire une description de la musique titre par titre, et bien moins encore un récit sur la conception de l’objet. Idem pour le contexte. Tout le monde le connait : Les Pink Floyd se retrouvent sur le devant de la scène après Dark Side of the Moon et son énorme succès et n’ont plus droit, ni à l’erreur, ni à l’écart expérimental. Maintenant faut plus déconner, le temps d’Ummagumma est révolu. Bref, je n’apporterai qu’un avis global et dirai finalement peu de chose, puisque je rejoins la plupart des avis des fans. A savoir que c’est un album parfait.

Mon avis c’est que Wish You Were Here est l’album le plus représentatif de Pink Floyd. Il regroupe tout ce qui permet de définir leur musique : Une diversité de genre musical, du blues, du son expérimental et du rock progressif avec un schéma progressif (longueur / plusieurs phases sur un morceau/ part1, part2 etc…). Et un son très distinct.

En effet leur son repose sur une ambiance (à laquelle on adhère ou non ; si on y adhère pas c’est qu’on aime pas Pink Floyd dans son ensemble) froide et spatiale, qui nous emmène au-delà de la musique. Moi qui aime aborder des critiques d’albums par les aspects purement techniques, je dois bien avouer qu’ici je ne peux que me taire et laisser parler l’émotion. Gilmour et Wright ouvrent l’album sur des notes simples et espacées, mais foutrement belles. L’album, mis à part son côte expérimentation sur le son que j’apprécie énormément par exemple dans welcome to the machine, est d’une simplicité écrasante. Écrasante car elle est comme une recette que personne n’aurait jamais essayé, que personne n’aurait jamais osé, bien plus simple que la recette du chef et pourtant bien meilleure. Gilmour est un grand guitariste, un virtuose mais ce qu’il joue n’a rien de frappant, on aura même du mal à le présenter comme un musicien hors-pair à celui qui n’aura jamais écouté Pink Floyd et qui aura Page ou Hendrix comme idoles. Car Gilmour ne branle pas sa guitare, ce n’est même pas dit qu’il sache le faire, par contre il la caresse et il la fait jouir tellement bien qu’elle sort des notes en hauteur qui viennent piquer l’auditeur directement en plein cœur. Ce que je dis sur Gilmour est applicable sur tous les autres membres du groupe. Wright caresse également son clavier, Mason a bien le temps de se reposer mais quand on a besoin de lui, il assure, et Waters fait claquer sa basse comme personne et a toujours une idée meilleure que l’autre. En somme les Pink Floyd n’ont jamais pu se venter ni de faire péter la baraque ni de faire du rock n’roll de technique (en ce sens ils ne s’inscrivent même pas complètement dans la définition de rock progressif). Mais les Pink Floyd peuvent se venter d’avoir inventé un son et de l’avoir rendu unique. Il leur appartient, aujourd’hui on le retrouve presque partout (c’est ce qui s’appelle l’influence) mais on se retourne systématiquement vers eux, c’est le SON PINK FLOYDIEN, et il est merveilleux. Mais seuls les fans l’apprécieront. Oui car quand on aime le son de Pink Floyd, on ne l’aime pas qu’à moitié, en vérité soit on ne ressent rien, soit on frissonne. Et avec cet album aucun fan ne peut dire qu’il ne frissonne pas.

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