A cette époque où le simple fait de jouer de la musique avec des noirs constituait un véritable délit, Johnny Clegg avait donc formé Juluka, et rencontrait à travers toute l'Afrique du Sud un succès colossal, ce qui le protégeait en quelque sorte de la police. Les vents du changement soufflaient sur le pays, qui allait voir d'ici peu la fin de l'apartheid. Pourtant, la justice sociale, réclamée fiévreusement dans "Work for all" allait, bien sûr, tarder à arriver... Tant d'années plus tard, cette musique à la fierté magnifique et nécessaire, rencontre d'un folk-pop fragile et d'un héritage tribal zulu absolument irrésistible, continue à enflammer les âmes et les corps. [Critique écrite en 2000]
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