Écouté parce que F.Bégaudeau estimait cet album comme le meilleur des 10 dernières années. On y traverse une ferveur punk absolument intacte (et même pleinement remise à neuf).
Dans le style rock cultureux (qui va de l'énergie fiévreuse du morceau Festen à l'ode footbalistique Jean-Claude Suaudeau), dommage que l'album se termine par l'une des apories les plus débiles du genre, en crachant sur Dieu (le punk arguant qu'il n'a "ni Dieu ni maître", oubliant - alors qu'on le sait depuis l'Éthique de Spinoza - qu'un anarchiste, sous couvert de se croire désaliéné de toute spiritualité, est en fait l'esclave orgueilleux de ses affects, en l'occurrence de sa colère).