Pour ma 600ème critique, j'ai décidé de vous parler d'un album marquant dans l'histoire de la musique, le genre qui te fait la renommée d'un groupe, et te le fait découvrir, par la même occasion. Je veux bien sûr parler là de l'Ace of Spades de feu Motorhead ( les membres de la formation de l'album étant presque tous décédés, si ce n'est le cas de tous ).
Un artiste qualifia, un jour, la voix de Lemmy comme s'il avait mangé des clous, en tirant ce timbre si particulier. J'aime assez bien cette manière, plutôt humoristique, il faut bien l'avouer, de traiter son style tout particulier. Car au final, personne n'a jamais chanté, et ne chantera sûrement jamais, comme Lemmy. Il avait une approche unique du rock et, aussi étonnant que cela puisse paraître, une voix sonnant souvent très "blues".
Là, je pense surtout à des morceaux hors albums, tant celui ci est énergique, puissant et agressif. Là sont justement les mots d'or de la philosophie de cet album : Energie, puissance et agressivité. C'est un vrai délire de mecs, le genre de trucs fait pour les durs de durs, ceux qui ont fait la der des der. Vous l'aurez compris, c'était pour la rime.
Bref, le tout est qu'écouter "Ace of Spades", c'est comme se trouver une milieu d'une sulfateuse : c'est infernal, tant que l'on a l'impression de n'en pouvoir plus jamais sortir. Mais attention, ne me faîtes pas dire ce que je n'ai pas dit : une fois que l'oreille se sera accoutumée à leur son ( tout n'est que problème de perception ), il sera aisé de discerner la mélodie derrière le brouhaha, la lumière derrière l'orage.
Car Motorhead n'a jamais pondu d'oeuvre irréfléchie. Jamais. Pour cela, je vous encourage à vous pencher sur leur cas, et à écouter leurs morceaux pour, qui sait, apprécier ( même à un moindre degrès ). Néanmoins, si vous allez les écouter, ou si vous l'avez déja et que vous avez envie de le refaire, je vous invite à débattre avec moi de ce que vous aimez chez eux ou, encore mieux, de ce que vous n'avez pas apprécié dans leur travail. A très bientôt.