Disque symptomatique (et fantomatique) qui résume à lui tout seul le syndrome des années 2010/2020. Tics et uniformisation de la production (enlevez la voix et dites-moi la différence avec n'importe quel autre album de R'N B des 15 dernières années ?), faiblesse mélodique, et, parmi ce grand rien, 2 ou 3 titres géniaux surnagent (ici, "Alone Again", "Blinding Lights" et "Save Your Tears").
La complaisance critique est inexplicable sauf à imaginer qu'en soutenant ce type d'artistes, la dite critique tente d'avoir de la visibilité auprès d'un large public pour lui vendre d'autres produits mieux conçus. La complaisance du public, elle, vient sans doute du fait qu'à l'heure du streaming, le concept de "l'album" n'existe quasiment plus, et que le dit public doit se passer en boucle les fameux 2-3 titres sur sa plateforme de streaming préférée, zapper les 11 autres, inter-minables, et se persuader que, parce qu'il a pondu 3 bons titres, "l'album" doit l'être aussi, après tout.