C'est pour ce type d'énergies que j'ai commencé à écouter le top 500 de Rolling Stone.
La tristement célèbre Selena incarne cette flamboyance musicale qui m'apparaît aujourd'hui comme nécessaire pour étoffer ma culture musicale et arrondir les angles de mon profil musicophile.
J'ai adoré certaines propositions de l'album et je ne comprends pas complètement pourquoi Selena ne bénéficie pas aujourd'hui de la reconnaissance qu'elle aurait méritée.
Alors oui, j'ai de fait des pistes, comme son assassinat prématuré un an après Amor Prohibido par son amie Saldívar, mais je crois que c'est en ce sens que ce disque aurait dû jouir d'un iconisme encore plus bruyant que celui dont il bénéficie déjà.
Sincèrement, dans le projet, tout marche, tout donne envie de danser et de célébrer : la vertueuse instrumentalité, certes, mais par-dessus tout, l'exceptionnelle force d'interprétation de Selena qui parvient à faire vibrer avec une voix si autoritaire que ça me ferait presque douter de son âge au moment de l'enregistrement.
Selena a une grinta si puissante, une flamme si brute, que je ne peux que déplorer aujourd'hui le fait qu'elle n'ait pas pu perdurer dans le temps, tragédie de vie...