Pour profiter d'Ascension de Coltrane, cela nécessite :
- soit d'oublier tout ce que vous connaissez du saxophoniste
- soit d'être fan absolu du jazz expérimental à la Albert Ayler.
Oubliez les sublimes Olé Coltrane ou My favourite things qui ont pourtant des genres très différents. Mais dont les mélodies sont lisibles et harmonieuses.
Coltrane s'offre sur la fin de sa carrière (il décède 2 ans plus tard en 1967) des excursions dans un style déchainé, sans structure musicale claire et proche d'un joli tintamarre.
Sans doute plein de dextérité dans l'art de décrocher des sons invraisemblables.
Mais le style pourra être en rebuter plus d'un, y compris les fans (presque) inconditionnels de John Coltrane tel que moi.
Aussi cet opus peut être classé dans la même rubrique que le Free Jazz d'Albert Ayler.
Ce n'est pas un hasard si Coltrane a demandé à ce que ce dernier joue à son enterrement.
"Albert Ayler m’empêche de dormir" aurait déclaré John.
Le saxophone hurleur de cet album risque bien aussi de vous gêner pour trouver le sommeil ^^