Starlite Motel – Awosting Falls – (2016)
Si tu n’aimes pas l’orgue, passe ton chemin… Mais si tu n’as rien contre et que tu aimes l’énergie survoltée, alors ici tu es chez toi, bien accompagné par ce fougueux quartet, qui envoie des copeaux, fort en masse…
Le gars des saxophones alto et ténor c’est Kristoffer Berre Alberts, le premier des fougueux, on dithyrambe sur lui et sur son nom, faut dire que c’en est un de première classe ! L’autre qui envoie aussi en masse c’est Jaimie Saft, première classe également, il déploie ses ailes comme un aigle et tournoie, comme au moyen-âge, il aime les impacts, quand le choc démembre et force la place, un autre fougueux, lui et Kristoffer sèment la terreur…
Jaimie il est fort outillé, orgue Hammond, orgue Whitehall, Mr Moog en sus et Lapsteel Guitar pour les récalcitrants. L’homme de base est celui des basses, Ingebrigt Håker Flaten est son nom, et rien qu’à le prononcer on tremble, il joue de l’Ibanez huit cordes, sans frettes et sans manières, ou de la Fender Precision ou encore de l’Univox Hi-Flyer bass, quand c’est nécessaire. Le dernier mais pas le moindre c’est Gard Nilssen qui joue de la batterie, des percus et tapatouille l’électro, si nécessaire…
Ils sont valeureux et fougueux, je crois que je l’ai déjà dit, mais ne tiennent pas sur les grandes longueurs, ce ne sont pas des coureurs de fond, ici ça plafonade autour de quarante-cinq unités, vu l’énergie dépensée le ratio est tout de même très favorable, parce qu’ici on vous ressert la sauce, bien avant qu’on en redemande, un peu comme à Ostende !
Tous les plats se ressemblent, du preux, du fougueux, du rageux, du tapeux et on envoie. La plupart des pièces sont collégiales, tricotées et bricolées à quatre, mais une l’est à deux, « A Thousand Thousandths » qui termine l’album de façon géniale, il y a aussi « The Prince Of The Face Of The Bull » qui est signé du seul Nilssen, ce dernier l’a présenté aux autres qui ont trouvé ça bien et ont voté pour.
« Awosting Falls », le titre de l’album, est le nom d’une cascade qui se transforme en cours d’eau aux multiples aspects, un peu comme la grande sauce servie ici qui ne se tarit jamais, provoquant comme un torrent boueux dans lequel on se débat, toutes bottes dehors…
Fort recommandé en masse…