Un des premiers albums du franco-américain Barney Wilen, est sorti en 1960, issu d’enregistrements « live » au Club St-Germain en avril 1959. Simplement appelé « Barney » il regroupe un fameux quintet composé d’un mélange de musiciens jeunes ou chevronnés. Barney lui-même n’a que vingt-trois ans et jouit déjà d’une réputation internationale, il est accompagné par le pianiste Duke Jordan, le bassiste Paul Rovère et le jeune Daniel Humair à la batterie, pour couronner le tout et adouber définitivement Barney Wilen, le trompettiste Kenny Dorham est à la trompette.
La musique se cantonne à un bop enlevé, d’une exécution parfaite de bout en bout, Barney se montre véloce, précis, efficace et lumineux, mais on s’en doutait, c’est là son habitude. Duke Jordan est souvent concis à la façon d’un Count Basie, redoutable de justesse dans son swing et percutant dans ses solos. Kenny Dorham est assez économe dans ses interventions, sans doute une sorte de respect pour l’hôte du soir…
On remarque dans la discographie un grand nombre de rééditions japonaises, on le sait, Barney est adulé au pays du soleil levant, loin de l’hexaghosn. Si vous n’êtes pas l’heureux possesseur d’une version vinyle, ne pas négliger la version Cd, remastérisée et sérieusement augmentée de quatre titres issus des mêmes concerts, doublant la durée du disque et offrant une version de « Témoin dans la ville » bande-son du film de Molinaro. On peut même y écouter Barney au soprano, ainsi que sur le standard « Everything Happens to me ».