Si quelques bonnes fées (Speech, Raphael Saadiq) se sont bien penchées sur le destin de Laurnea, force est de constater qu'elles n'étaient pas des plus inspirées. Pourtant, les ingrédients sont là : des instrumentations qu'on dira néo-soul, mélange de R'n'B et d'Acid-jazz qui sonnent live, des arrangements avec une certaine identité, et même quelques bridges et solo assez sympathique.

Mais voilà, la demoiselle en fait trop. C'est trop mieleux, c'est trop maniéré pour que l'album tienne la distance. Les instruments sont tous mis en avant en même temps, sans sens de la hiérarchie ou de la mesure. D'ailleurs, dans cet ensemble un peu indigeste, quelques morceaux font vraiment tache et sentent le remplissage.

Celui qui tend l'oreille pourra quand même trouver quelques titres assez sympathiques (qui accusent un peu leur âge, mais sans que cela ne leur porte un préjudice trop fort). Mais pour être honnête, il y avait tellement mieux à l'époque (Baduizm, entre autres) qu'on peut éviter de prendre le titre de cet album au pied de la lettre.
G_Savoureux
5
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le 15 mars 2012

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