Difficile de juger "Big Music" à la première écoute puisque l'album en lui même semble stagner sur une vague "Dance", utilisant une batterie plutôt qu'une boite à rythme.
Après plusieurs écoutes, on ne peut lui reprocher certaines bonnes mélodies qui auraient toutefois mérité plus de maturité, une fois encore, la production employée aurait été parfaite au début des années 2000, mais là, ça manque cruellement de personnalisation. J'en veux pour exemple "Lay the day begin" qui rappelle musicalement les grandes heures de "once upon a time" mais qui manque vraiment d'instrumentalisation. Le titre nous envoie un solo musical pour lequel un son de cornemuse, plutôt qu'un sample clavier/guitare, lui aurait donné toute sa grandeur. Street Fighting Years l'avait bien compris et réalisé à l'époque. Cet album donne l'impression qu'aucune recherche auditive n'ait été pratiquée au détriment d'un titre facilement canalisé à la première écoute.
Simple Minds nous avait, sur certains albums, habitués à des introductions musicales qui mettaient tout en place, les albums depuis Neapolis semblent simplement vouloir passer la purée dès le départ. Blindfolded ne déroge pas à la règle. Un titre qui annonce malheureusement un album sans âme, une continuité de mélodies ravagées par une ambiance dance kitsch, mélodies, qui, sans cette façon de faire auraient pu donner une qualité d’album moins douteuse. Dommage.
Si la présentation physique de l'album est plutôt bien généreuse (du moins en vinyle), son contenu lasse vite à son écoute et se rapproche trop de ses prédécesseurs.
(Une étoile en moins pour l’absence de la copie digitale de l’album vinyle, généralement fournie par des artistes moins encenses)