« ...it was her second name... »
Vous vous souvenez du funky « Fingerprint file » en épilogue de « It's only rock & roll » ? Oui. Ok, très bien. Maintenant mettez « Black & blue » dans vos écouteurs. Et paaaaf !!! « Hot stuff » (sooo sexy)...... et re-paaaaaf !!! « Hey negrita »....... Je vous l'avais dit. Ils devaient se reprendre en innovant. 1976, le funk est dans la place. Et ce n'est pas fini. Devinez quoi ? On est chez les stones ici. Une quoi ? Une quoi ? Une reprise. Ben voyons... Oui mais reggae ce qui lui donne presque une légitimité. Cette fois c'est sûr, les stones nagent en plein cœur de la black music. « Black & blue » est un rayon de soleil. Le coup de fraîcheur dont ils avaient besoin pour dépoussiérer et dérouiller leurs instrus. Ca décrasse et crée de l'espace*. Au milieu de cette renaissance se trouve un saloon dans lequel, une fois passer l'entrée, j'entends la mélodie bluesy du piano d'un certain Billy Preston. Cette nonchalance, j'ai bien retrouvé mes stones à moi. Un son peu être plus propret qu'avant mais je m'en balance. Ca sent plus le saloon classieux que le vieux taudis western de "Let it bleed". « Fool to cry » en guise de ballade pop injustement décriée parce qu'il en fallait bien une et qu'il est de bon ton de snober tout ce qui suit « Exile on main street ». Jumelle de « Memory motel », qui quant à elle, passe le contrôle qualité de justesse en Fosbury. Elle m'avait limite saoulé pendant leur live du Babylon tour à Brême. Ben si, celui qui était passé sur Canal à l'époque.
Alors voilà, « Black & blue » est ce genre d'album que j'écouterais volontiers allongé sur une plage à l'ombre des palmiers tout en sirotant du lait de coco à la paille. Mick Taylor s'en est allé, l'ex-complice de Rod Stewart (et c'est pas une référence) apporte « Hey negrita ». De quoi réussir l'examen de passage. Désormais, tu seras une pierre qui roule mon petit Ron.
* Joey Starr copyright
La perle : « Melody »
La chanson en ballotage : « Memory motel »