J'avais laissé Corinne Bailey Rae au début des années 2010 avec sa soul acoustique et easy listening. Les premières minutes de Black Rainbows marquent par une production bien plus électrique et noisy qu'attendue. La voix haute et belle de Bailey Rae résonne toujours, mais emmitouflée dans ces expansions bruitistes d'un temps, et des ballades électrisantes d'un autre.
C'est un bric-à-brac d'influences et d'environnements, du free jazz à l'electronica, entre voluptuosité et terreur distordue, on entre sur sur chaque piste sans vraiment savoir ce que nous a concocté la songwriter anglaise.