Keren Ann, déjà 7 albums solos à son actif/passif, est une artiste prolifique, un peu trop certainement car elle a du mal à tenir la cadence. « Bleue » est sorti en octobre 2019 avec une pochette où pose une femme nue mais de dos (Keren Ann ?). Certes le fan doit être alléché mais il ne faut quand même pas déconner, de dos ça suffira.
La qualité de ses albums est très inégale, je n’en veux pour preuve que ce « bleue » bien pale. Quelle déception. J’avais beaucoup aimé l’album « 101 » et je me faisais une joie d’écouter celui-ci. J’ai vite déchanté, bien que ce soit surtout Keren Ann qui déchante. Les paroles sont d’une mièvrerie insupportable. La trame des morceaux de « les jours heureux » à « le goût était acide »en passant par « Nager la nuit » et « sous l’eau » est identique. Ça commence bien avec une intro musicale teintée de mystère, langoureuse et tendre, la voix est chaude bien qu’elle déraille assez vite. Par contre les paroles sont d’une ringardise digne de certains chanteurs français style Voulzy, Souchon, Biolay ou encore Benabar. C’est doucereux et puéril. Les amourettes d'adolescents en pâmoison.
Le pire est atteint avec « Odessa, odyssée » c’est carrément inécoutable et avec « sous l’eau » tellement sous l’eau que sur celle-là elle atteint le fond. Elle répète bien une vingtaine de fois « Il me tue cet amour » Guimauve ! C’est du sous-Souchon. Bref si l’album « Bleue » était un livre ce serait un bouquin pour adolescents sentimentaux dans la collection des éditions Harlequin. Après je comprends très bien que certains aiment ça et je n'ai rien à dire à ce sujet mais perso ce n’est pas du tout ma tasse de thé.