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le 16 juil. 2021
SuivrePersonnalité ou pas ?
Pour le dire de manière polie, notre rapport à la musique de Wolf Alice est pour le moins ambivalent. Ce groupe anglais fort estimé par la critique en général est l’un des rares à s’inscrire encore...
J’avais découvert Wolf Alice en regardant la bande d’annonce de Trainspotting II qui donnait à Silk la part belle. Si j’ai toujours été admiratif de cette musique uniquement, je le suis beaucoup moins des deux premiers albums de la formation londonienne, que je trouve globalement assez fades et plutôt mal fichus, avec des chansons qui ne m’évoquent pas grand chose. Je pensais que Wolf Alice serait éternellement, pour moi, ce genre de groupe capable de pondre une perle au milieu d’album insipide et sans grand intérêt, mes croyances volèrent en éclat hier à l’écoute de Blue Weekend.
Blue Sunday est une prouesse tant la qualité de l’album est homogène, la surprise est d’autant plus grande que les ambiances différent d’un titre à l’autre. The Beach, Delicious Thing et Lipstick on the Glass démarrent la galette avec des titres rêveurs, planants, bien que vitaminés, la troisième de ce trio étant particulièrement brillante ! Cela s’enchaine avec Smile, quasiment garage, grunge se terminant malgré tout par une réverbération des moments éthérées du début du disque. Play the Greatest Hits - la moins bonne de l’album, à mon sens, typiquement le genre de chanson que je passe à l’écoute - et la douce Safe from Heartbreak entourent How Can I Make It OK? qui est une bonne ballade. Feeling Myself offre un mur du son judicieux dans une superbe alternance entre des couplets dépouillées et des refrains foisonnants. The Last Man on the Earth fait suite, il s’agit clairement du chef d’oeuvre de l’album. Cette musique est vraiment saisissante de puissance, de douceur et d’émotion. Les paroles sont, en plus, réellement belles. La perle que je croyais trouver quand je découvrais encore les premiers singles. No Hard Feeling, chanson réconciliatrice rythmée par une basse quasiment seule sur tout le morceau est vraiment délicieuse. The Beach II vient clôturer l’album en nous remémorant l’ambiance du début du disque.
Wolf Alice tient enfin son album, un album qui sortira peut-être ce groupe pas encore célèbre de la scène indépendante. L’ambition des membres du groupe devait sans doute aller dans ce sens car la réussite de cet album n’est pas probablement pas sans rapport avec la participation de Markus Dravs à la production, qui est notamment le producteur d’Arcade Fire et de Coldplay. Le travail d’arrangement sur chaque piste est vraiment précis, même quand le spectre se charge d’instruments, on peut entendre chaque partie et la superbe voix de Ellie Roswell est vraiment mise en valeur. D’ailleurs, quel plaisir pour moi d’écouter un groupe avec une voix féminine, cela donne une émotion particulière à la musique sur beaucoup de titres ! On peut louer encore plus le talent de cette femme en sachant qu’elle est une multi-instrumentiste participant à la composition des titres.
Une très bonne surprise que cet album dont je n’attendais pas grand chose et qui se révèle être beaucoup ! Il s’agira sans doute d’un des albums de 2021 pour une année de vache maigre question rock jusqu'ici.
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Créée
le 20 juin 2021
Critique lue 611 fois
6
le 16 juil. 2021
SuivrePour le dire de manière polie, notre rapport à la musique de Wolf Alice est pour le moins ambivalent. Ce groupe anglais fort estimé par la critique en général est l’un des rares à s’inscrire encore...
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