Pour réaliser cet album, Rory s'entoure des 2 compères qui vont l'accompagner pour tous ses albums majeurs (de Tattoo à Calling card) :
- Rod De'Ath : batterie
- Lou Martin : piano.
C'est d'ailleurs surtout les claviers du second qui donnent le tempo Blues à l'opus.
A l'image des titres :
- Bankers Blues ou If I had a reason qui semblent sortis d'un saloon Country enfumé de la main-street d'une ville américaine endormie au bord du Mississippi ;
- Hands Off ou Stompin' Ground qui nous emmènent dans des bars Blues enfiévrés de Chicago.
Bien sûr, on retrouve globalement la pâte Rory Gallagher :
- une musique inspirée du Rock sudiste (qui renvoie parfois à Lynyrd Skynyrd),
- une guitare électrique qui présente des riffs ou des solos dynamiques et entrainants.
La petite surprise est le titre the seventh son of a seventh son.
Rien à voir avec Iron Maiden ^^
De fait, le musicien s'inspire de ses origines et du folklore irlandais pour reprendre à son compte un thème mystique, chose plutôt rare chez lui. Une manière de reconnaitre qu'il a été gâté par Mère nature qui lui a donné le don de jouer de la guitare magnifiquement.
C'est fort logiquement le morceau qui s'étend le plus (8 mn) pour mettre en valeur sa guitare, même si le solo reste finalement très court et demeure loin d'atteindre les futures références qu'il inventera plus tard.
Bref, un album Blues qui semble se balader entre Country sudiste et Rock du Nord...
Comme pour mieux préfigurer le parcours du guitariste qui va s'orienter au fil des années vers un Rock plus puissant.