Bien avant le film "Mulholland Drive", ces deux autres David (Baerwald et Ricketts) -qui ont quand même l’air de bien rigoler sur la pochette - donnaient en 1986, leur version, en musique, d’un Los Angeles toxique, vénéneux. J’ai acheté l’album cette année là, le clip passant parfois à la tv (tard le soir). Des deux musiciens (qui jouent la plupart des instruments, et qui résidaient alors à L.A.), David Baerwald, le plus jeune du duo, se démarque légèrement plus par ses textes et la voix rugueuse de quelqu’un qui a déjà du vécu, alors qu’il n’a, à cette époque, que 26 ans !. Je trouvais pourtant qu’il faisait plus âgé que Ricketts, qui avait alors 33 ans. Histoires sordides de losers, de drogues, d’anges déchus, à la James Ellroy, l’album vaut le détour aussi pour la musique. Difficile à classer d’ailleurs musicalement. Malgré un très bon accueil des médias et du public (peu en France), le duo, qui ne s’attendait pas à un tel succès, ne donnera pas de suite. David Baerwald mènera une carrière solo. Si vous aimez les polars noirs, ces deux « True Detective » sont à (re)découvrir... (je ne suis pas convaincu par ma conclusion:) ).