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le 20 févr. 2022
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Il y a toujours eu deux John Mayer. Il y a John le musicien, le néo-James Taylor de "Daughters" et "No Such Thing", et l'omnivore à la guitare blues qui peut soutenir Jay-Z et reprendre "Sweet Child...
Il y a toujours eu deux John Mayer. Il y a John le musicien, le néo-James Taylor de "Daughters" et "No Such Thing", et l'omnivore à la guitare blues qui peut soutenir Jay-Z et reprendre "Sweet Child o' Mine". Et puis il y a John the Dude, qui déverse son TMI sur TMZ, qui trace la route d'ex-copines célèbres, qui fait l'éloge de son supposé johnson raciste dans une interview désastreuse pour Playboy en 2010. D'habitude, Mayer sépare fastidieusement sa musique de son personnage public. Mais sur son cinquième album, il les force à se retrouver dans la même pièce et exige qu'ils s'arrangent.
Sur Born and Raised, Mayer se confesse et se châtie un peu, parfois de manière affectueuse. "Ça craint d'être honnête et ça fait mal d'être vrai", chante-t-il sur "Shadow Days", sur le fait d'avoir été brûlé par un mauvais comportement. Mayer, qui a abandonné Twitter ces deux dernières années, a vu ses parents divorcer et a emménagé dans une maison dans le Montana, dit qu'il veut que Born and Raised évoque un cow-boy à la dérive, assis dans la nature, grattant sa guitare au coin du feu.
Et c'est le cas, à condition que le feu ait été alimenté par de vieux disques de CSNY et des Allman Brothers. (David Crosby et Graham Nash ajoutent même des harmonies à "Born and Raised", une ode à la conscience de soi durement acquise). Sur "Queen of California", Mayer donne le ton amicalement introspectif de l'album : "Looking for the song that Neil Young hummed after the gold rush in 1971", chante-t-il en pointant son cheval vers le Laurel Canyon de l'esprit.
Bien sûr, ce ne serait pas un disque de John Mayer sans une ballade qui tente de rassembler l'esprit de l'époque en une chanson. Le jaillissement orchestral "Age of Worry" nous conseille et, nous le supposons, à Mayer également de "devenir amis avec ce que vous êtes". Mais le véritable révélateur d'âme est "Love Is a Verb", un slow à la "Wonderful Tonight" qui va dominer la saison des mariages du printemps comme une étoile de la mort soft-rock. "Quand tu me montres ton amour, je n'ai pas besoin de tes mots", chante-t-il avec un clin d'œil chaleureux, laissant peu de place à l'imagination pour deviner quel verbe est le meilleur remplacement pour parler. C'est un moment où les deux Johns se rencontrent un peu sensible, un peu sournois. Une main sur son cœur, l'autre sur votre cuisse, prêt à aller jusqu'au bout comme lui seul sait le faire.
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Créée
le 20 févr. 2022
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le 20 févr. 2022
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