Malgré une entame enthousiasmante de par sa rythmique et le chant inimitable de Laura Branigan, la suite de cette deuxième production s'avère parfois inégale : elle se découvre durant l'écoute, au pire déroutante (Deep in the Dark), au mieux dispensable et aux antipodes de ce à quoi nous avait habitué l'artiste (Lucky). Fort heureusement, en dehors de ces 2 compositions, le reste de la galette nous apporte son lot de consolation : ainsi la ballade envoûtante Close Enough nous ramène sur les chemins familiers de l'univers de Laura mais le country Squeeze Box (reprise des Who) prend de nouveau à contre-pied.
S'ensuit la première et honorable interprétation de la très connue How Am I Supposed to Live Without You, chanson coécrite en 1982 par Doug James et Michael Bolton que celui-ci reprend en 1989 pour susciter le succès mondial que l'on connaît. Mama et I'm Not the Only One font partie de ces morceaux qui, sans être ratés, ne me laisseront pas un souvenir impérissable. L'album se termine avec 2 pépites : le bouleversant Find Me et le très Rock Don't Show Your Love. Bien que les compositions dans l'ensemble manquent d'homogénéité et tendent à casser le rythme de ce Branigan 2, Le chant toujours aussi troublant de Laura, à la fois fragile et énergique avec cette fêlure dans le timbre, compense et atténue l'articulation maladroite de cet album.
A savoir que Solitaire est une reprise de la chanson originelle sortie en 1981 et interprétée par la chanteuse française Martine Clémenceau. Elle reste l'une de mes préférées montrant tout le coffre vocal et le potentiel certain de Branigan dans cette reprise Rock comme Don't Show Your Love tout aussi Rock, un registre dans lequel la chanteuse semble plutôt à son aise...