Dans les années 1990, le groupe Midnight Oil descend tranquillement du sommet qu'il avait atteint dans la précédente décennie bien remuante, les ventes d'albums déclinant progressivement dans le temps.
En 1996, les australiens sortent Breathe, habité d'un nouveau souffle à l'ambiance souvent marine par des effets de réverbérations des guitares moins agressives et des notes d'un orgue aux sonorités désaltérantes ; le son rock s'est rafraîchi mais avec quelques moments d'incandescence tels dans "Sins Of Omission" ou "Common Ground", voire qui secoue plus sur "Bring On The Change".
Breathe contient pas mal de bon titres qui nous baignent dans leurs atmosphères et leur lenteur, surtout dans sa seconde moitié où quelques petits bijoux entre rock et folk marquent du premier coup aux écoutes de "Stars Of Hope", "In The Rain", "E-Beat" et l'instrumental "Gravelrash", dernière vague rêveuse dans laquelle on se plaît à se faire surfer l'âme tout en se rappelant "Wedding Cake Island", autre titre instrumental issu de l'EP, Bird Noises.
Trois ans après un Earth And Sun And Moon plus inégal, Midnight Oil a réalisé un album sans grands hits potentiellement marquants comme par le passé, mais livre ici assurément son œuvre phonographique la plus rafraîchissante de sa discographie.