Avishai Cohen, Roni Kaspi, Guy Moskovich – Brightlight – (2024)


Cette fois-ci c’est bien d’Avishai Cohen le contrebassiste dont il est question, accompagné d’un trio fidèle qui s’enrichit de nombreux invités au fil de l’écoute. Avishai est donc à la contrebasse, il écrit également les huit premières compositions, les trois dernières sont signées Franz Liszt pour « Liebestraum Nr 3 », que l’on appelle « Rêve d’Amour N°3 » dans nos contrées, George Gershwin pour « Summertime » et Jimmy Van Heusen pour « Polka Dots and Moonbeans ».


A la batterie nous retrouvons la très jeune prodige Roni kaspi à qui il a fait très tôt confiance, « Roni’s Swing » lui est certainement dédiée. Il y a également le jeune pianiste Guy Moskovich, vraiment excellent, le trio ainsi constitué est extrêmement solide et s’affiche sur pas mal de titres. Si on ajoute une clarté lumineuse dans la prise de son étonnante, nous voilà bien parti pour une aventure sonore de haute qualité.


De nombreux invités viennent ajouter leur couleur au fil des titres, donnant à l’album un aspect sans cesse enrichi et renouvelé, non pas que le trio ait quoi que ce soit d’ennuyeux, loin de là, mais l’apport de nouveaux sons enrichit brillamment la palette en flattant l’oreille, car, ne le cachons pas, cet Avishai-là s’y connaît en flatteries de toutes sortes…


Pourtant il ne se compromet en rien et ne joue pas les stars, se contentant d’interpréter à la perfection ses courtes pièces, mélodiques et chantantes, d’accès faciles mais sans compromission, embrassant largement la tradition jazz, sans même abuser des solos, misant sur une mise en avant partagée avec les autres musiciens.


Ainsi « Drabkin » voit intervenir le saxophoniste Yuval Drabkin, « Hope » le flûtiste Ilan Salem et le guitariste Yosi Ben Tovim, ainsi qu’une section de cuivres à l’arrière. Le traditionnel « Hitragut » est complété par le bugliste Hilal Salem et le saxophoniste Drabkin. Une superbe version de « Summertime », très dynamique, est chantée par Jenny Nilsson, avec la section de cuivres qui intervient également.


La dernière pièce « Polka Dots And Moonbeams » avec le saxophoniste Yuval Dabkin, est de toute évidence un clin d’œil à Sonny Rollins, même si la version proposée n’est pas très dans la veine du vénérable saxophoniste, Yuval est accompagné du seul Avishai, pour un duo plein de lyrisme et de tendresse.


Certainement un bel album, à qui on ne pourra pas reprocher grand-chose, ce qui n’est pas toujours le cas pour ce musicien, parfois incompris par les spécialistes, mais aimé du public.

xeres
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le 19 juil. 2025

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