Magic Carpet – Broken Compass – (2023)


Magic Carpet est un groupe de Chicago qui se doit de sortir du relatif anonymat dans lequel il baigne. Ils sont sept gars qui se sont réunis pendant des années, tous les dimanches, dans un restaurant éthiopien de la ville, et là ils jouaient, une musique colorée et bigarrée, celle qui se trouve sur cet album.


A ce stade il faut noter que, pour l’instant, l’album n’existe qu’en format vinyle ou dématérialisé. A l’intérieur du disque se trouve un bon de téléchargement avec un lien bandcamp, fort utile, car il contient un titre supplémentaire, « Sahara », absent de l’édition vinyle.


Les musiciens me sont à peu près inconnus, avec une exception notable, puisque Makaya McCraven est le batteur de la formation, un parmi les autres, mais dont le nom parle à tout le monde, désormais, cette identification remarquable éclaire d’un jour nouveau ce groupe, qui aurait pu rester longtemps un simple band ambianceur. Voici les autres membres, Ryan Mayer est aux percus, Parrish Hicks tient la basse, Tewodros Aklilu les claviers, Timuel Bey la guitare, Fred Jackson Jr le sax et Kaliq Woods la clarinette.


L’écoute de cet album, finalement incroyable, révèle un goût pour ce qu’on appelle souvent, par commodité, les musiques du monde, d’un ailleurs exotique souvent imprécis. On peut essayer de décoder partiellement ces multiples influences. Parlons par exemple des pièces qui rappellent l’Afrique, souvent de l’ouest, comme « Touarag Fever », « Rumba Gnawa » et bien sûr la pièce en plus, « Sahara », le nom même des titres est une identification de caractère et de provenance.


L’Andalousie est également à l’honneur, sur le magnifique « Andalucia », le jazz sur « Flow » et le funk sur « Aum U Wah ». On peut également ajouter des senteurs maliennes, ou reggae, ce qui importe dans ces variétés de couleurs ce sont toutes ces influences mélangées, qui apportent un extraordinaire parfum aux magnifiques compos.


Ici l’heure est au mouvement, à la danse, pour célébrer le corps. Les bases rythmiques sont essentielles, on en ressent la nécessaire élasticité grâce à cette basse sautillante, le duo McCraven/Fred Jackson est véritablement essentiel à cette pulsion rythmique continuelle qui assure une assise essentielle aux envolées de l’orgue ou de la guitare, du saxophone ou de la clarinette.


Cette musique est toute de joie et d’optimisme, de lumière et d’ondes positives, alors ne la négligeons pas et profitons sans prise de tête de cette facilité qu’elle nous offre, à bouger et sourire, ce qui déjà, n’est pas trop mal…

xeres
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le 5 juil. 2025

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