Entre Ray Davies pour l'humeur dilettante, et Cohen pour l'introspection menaçante, ce disque brasse large : on y construit des histoires qui ont le pied marin, on y provoque des vertiges et des élans irraisonnés. C'est un peu un film sans les images mais avec les odeurs, beaucoup un livre avec les sons. Et cette nostalgie du navigateur pour la terre ferme, c'est à la fin un baume paradoxal pour les plus vieilles blessures du cœur, pour les cicatrices qui démangent encore. C'est magnifique ! [critique écrite en 1987]