Il y a quelque chose de profondément apaisant dans Cameroon Everlasting Vol. 1. Un album qui ne cherche jamais à impressionner mais plutôt à rassembler. Et c’est précisément ce qui le rend si précieux. Au fil des morceaux, les frontières disparaissent : la kora dialogue avec le sitar, les tablas respirent aux côtés d’influences africaines et jazz, et les collaborations venues des quatre coins du monde donnent au disque une vraie sensation de voyage vécu plutôt que fabriqué.
La reprise de « Ngolowake », hommage respectueux à Manu Dibango, agit comme un pont entre héritage et modernité. À l’inverse, « Attends moi » touche par sa délicatesse et son très beau clip, presque suspendu hors du temps.
Ce qui reste après l’écoute, ce n’est pas un simple souvenir mélodique, mais une ambiance : celle d’une musique ouverte, humaine, patiente — une musique qui prend le temps d’exister.
Un album sincère, chaleureux, et rare dans sa capacité à faire voyager sans jamais quitter l’émotion.
⭐ 9/10