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Cemetery Urn est à la base un projet de membres d'Abominator et Bestial Warlust. Andrew Undertaker est toujours aux commandes et il a récemment recruté son comparse d'Abominator, Chris Volcano, pour pousser la gueulante. Depuis sept ans que le groupe n'avait rien sorti, le line-up a en fait été totalement remanié par Undertaker.
Néanmoins, le style de Cemetery Urn est demeuré exactement le même. J'avais bien aimé leur death cru et bestial sur Urn Of Blood : c'était bourrin et ça ne volait pas très haut, mais ça débouchait les cages à miel avec une efficacité certaine.
L'album homonyme ne change pas la donne de ce côté-là, c'est toujours aussi bas du front et rentre-dedans. Aucune évolution à signaler depuis tout ce temps, ça blaste toujours autant et les riffs sont toujours aussi caverneux. Le groupe se nourrit d'influences bestiales mais aussi du death ricain le plus sombre et le plus blasphématoire.
On évite toute prise de tête quand on se prend des ogives comme Petrified Existence, avec son blast supersonique qui envoie du bois d'entrée de jeu. Le groupe se plaît aussi à brouiller les pistes avec des faux départs comme sur Misshappen Affliction, avec son début à la Bolt Thrower en mid tempo ; tout ça pour balancer un petit appel de gratte et c'est reparti pour du gros blast au bout de trente secondes. Le groupe ne ralentit que rarement le tempo, histoire de souffler un peu entre deux salves de blasts.
Cemetery Urn continue de faire ce qu'on demande de la part d'un tel groupe et ça marche une fois de plus. A titre personnel, je trouve ce groupe bien plus passionnant qu'Abominator, même si toute forme de subtilité leur échappe tout autant. Tant qu'ils arrivent à pondre des morceaux comme The Sickening Sect, je me contenterai de ça pour ce groupe.
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Créée
le 11 févr. 2024
Critique lue 16 fois
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