On pense rapidement à un DJ Shadow aux teintes bleutés, à un Flying Lotus qui aurait dilaté ses compositions. Pourtant Baths n'a que peu d'égal. Cerulean est telle une embardée sans guide, mais à la virée naturelle, dans les matérialisations des perceptions de Will Wiesenfeld. Une atmosphère frêle s'appose à cet environnement organique d'une electronica aux confluents du chill-wave. La musique de Baths paraît si fragile dans cet ensemble barricadé sous une densité de couches synthétiques, que l'on si adonne à cœur joie, avec un dilettantisme providentiel.