Free jazz survolté conduit par un batteur sous amphétamines, un pianiste inspiré et un saxophoniste à peine moins bon. La première moitié de l'album est meilleure que la seconde. L'on retiendra en particulier la très belle piste d'ouverture, et un solo de batterie absolument dantesque ("Introhach"). Le pianiste brille également en solo ("Nita") : son style est à mi-chemin entre le jeu passionné d'un Keith Jarrett, et les envolées, plus abstraites, d'un Cecil Taylor. L'audience est réceptive, ce qui ajoute toujours au plaisir d'écoute. L'on regrettera juste que l'album s’essouffle vers la fin, et que les pièces de trio soient paradoxalement parmi les moins bonnes du disque.