Après la magistrale mandale All Colors Of Darkness, Chthonic Wrath était attendu au tournant. Peut-être pas si vite, ni rempli aussi généreusement par contre... Car si l’on est heureux de voir que la formule n’a pas changé, que les mandales pleuvent encore dru et que les assauts tiennent toujours de la blitzkrieg, on regrette un peu que Nervochaos nous en mette plus haut que le bord, comme s’il avait voulu vider ses fonds de tiroir. On aurait préféré qu’il travaille sur les nuances, les transitions, les détails, car dix opinels insuffisamment aiguisés ne peuvent rivaliser avec une carabine graissée aux petits oignons. Pour autant la machine de guerre est loin d’être enrayée, et continue de cracher le feu comme le régiment Azov face au groupe Wagner.