Ce moment où tu quittes quelqu’un, une cigarette à la main, à marcher dans les rues de ta ville, perdu dans tes pensées, éclairé par le reflet d’un lampadaire dans une flaque… C’est exactement l’ambiance que cet album m’évoque. Planant, envoûtant, atmosphérique, à la fois délicat et sensuel, presque hypnotique. Ce groupe propose une véritable expérience. La voix nonchalante, presque murmurée de Greg Gonzales, nous embarque doucement dans son univers.
Musicalement, rien de fondamentalement révolutionnaire ni de particulièrement technique. Pas de démonstration virtuose, mais une maîtrise de l’atmosphère : un son, des textes, des notes placées avec justesse, toujours au bon moment.
Un album qui m’a marqué, notamment avec des morceaux comme « Apocalypse ». Je me souviens encore de l’instant où le drop arrive avant de revenir sur le riff principal. « Sunsetz », avec sa mélodie entêtante, ou encore le refrain accrocheur de « Each Time You Fall in Love ».