Initialement paru en 1977 chez " Douglas Records " , "Cinnamon Flower" mettait en lumière le saxophoniste ténor Charlie Rouse explorant un jazz d'inspiration brésilienne avec un ensemble exceptionnel . "Resonance Records" présente aujourd'hui cette édition CD deluxe enrichie, comprenant l'album original dans son intégralité, ainsi que près de 30 minutes de versions non doublés studio inédites et le titre inédit " Meeting House " de Dom Salvador qui participe à cet album ainsi que Ron Carter, Bernard Purdie, Claudio Roditi , Amaury Tristão , Steve Thornton , Jesse Levy et Portinho . Cette réédition a été remasterisée à partir des bandes originales par Matthew Lutthans au studio The Mastering Lab . Comme je l'avais raconté à cette critique précédente https://www.senscritique.com/album/brazil/critique/328280758 " Cinnamon Flower" était un projet collectif cherchant un label pour distribuer leur musique . En 1976, Alan Douglas leur proposa de la sortir sur son label "Douglas " , qui avait un accord de distribution avec "Capricorn Records". Le producteur Alan Douglas entreprit de commercialiser l'album. Il fit appel à Bernard Purdie pour remplacer les percussions complexes de Portinho par un rythme disco. Le pianiste post-bop Albert Dailey fut engagé pour ajouter des parties de piano électrique ; des synthétiseurs et des cuivres furent également ajoutés à l'insu de Charlie Rouse et Dom Salvador. Ignorant tout de ces agissements, ils furent déçus et furieux lorsqu'ils l'apprirent. Le disque sortit en 1977. Le premier disque d'"ExpandedEdition" présente l'album original tel qu'il est paru chez "Casablanca Records"(Kiss ou encore Donna Summer entre autres) en 1977, avec les ajouts de cordes, cuivres, claviers et batterie effectués par Alan Douglas après l'enregistrement initial . Le second disque contient quasiment le même programme, mais présenté ici dans sa version originale, sans les overdubs avec en plus ce titre inédit . Entre la version surproduite et l'original , mon cœur ne balance pas : je ; j'ai choisi les deux ! Je ne trouve pas qu'à l'écoute de l'original , la beauté des rythmes soit étouffée par les surimpressions de batterie et pas plus par la guitare et le piano sombrant dans l'oubli sous un flot de funk . Le saxophone de Charlie Rouse sonne superbement dans les deux versions . Bref , des deux versions , je prend tout !