Ça commence avec un morceau étrange de Logic Bomb, « Joddel », surtout sa première partie composée d'un tandem basse-rythmique bizarre, agrémenté d'un chant tyrolien « la-lalala hi hou-hi hou - la lalala hi hou-hihou », avant d'évoluer vers des sonorités et une montée en puissance plus classiques de Logic Bomb. Une légère déception pour moi.
Après ces débuts suédois, place à un titre très intéressant d'un des nombreux artistes sud-africains présentés par Nano : Commercial Hippies (Anton Raubenheimer alias Cyan et Gareth Tacon alias DJ Chesh, membre d'Hydrophonic). Harmonieusement orienté vers le matin, « Where Dreams Come True » n'en est pas moins efficace sur le dancefloor grâce à sa mélodie ascendante hypnotique.
Un autre titre de S.A. Rinkadink est présent avec un remix d'« Ultima » réalisé par Protoculture (Nate Raubenheimer, même nom mais pas de la même famille que Cyan). Le morceau est résolument mélodique et cosmique, et son point culminant atteint des sommets d'une fluidité aérienne incomparable.
Electro Texture de Cyan n'est certes pas influencé par la techno, mais plutôt par une agréable touche old school, notamment grâce à l'utilisation d'un son de synthé euro-trance ou de lignes de 303 à 5:00, par exemple. C'est une musique douce et rafraîchissante.
Le morceau suivant nous emmène à Ibiza avec Vatos Locos et sa production tribale et ensoleillée, évoquant un matin ensoleillé.
Six Straight Days contient des réminiscences goa, probablement dues à la participation de Tristan. Ce clin d'œil musical, mêlé à des sonorités plus récentes, offre une belle opportunité à la production psytrance : un titre très intéressant et réussi.
Une ligne de basse groovy vous accueille dans Ones & Zeros de Hydrophonic, où les percussions apportent une énergie matinale communicative. Vers 5:15, on retrouve l'une des signatures des artistes de Nano : une mélodie aux accents goa.
Protoculture atteint des sommets de groove avec High Orbit. Un résultat impressionnant vers 4:00, lorsque la basse vibre, sublimée par un sample accrocheur (« pump it ») et une voix robotique et déformée annonçant l'atterrissage final en apothéose.
Pour finir après tous ces artistes sud-africains, voici des sonorités françaises moins « froides » que prévu avec Triptych, un morceau aux accents boréalistes et à l'esprit psychédélique et groovy.
Pingouins, ours polaires et Inuits font déjà la fête et dansent dessus ; il ne vous reste plus qu'à les rejoindre, ils vous attendent !
Moments forts par ordre : 3, 2, 6, 9
Puis : 7, 8, 1