Roy Ayers – Coffy – (1973)
Cette B.O. fait partie de celles qui resteront légendaires, Roy Ayers signe ici un de ses tout meilleurs albums et marque le funk de façon définitive, voire légendaire. On n’est pas loin du « Superfly » de Curtis Mayfield ou de « Shaft » d'Isaac Hayes, sur la durée pourrait-on juste regretter un certain fléchissement…
Roy Ayers est vraiment le maître d’œuvre ici, il compose et dirige le tout avec classe et habileté. Côté vibraphone il est royal. Il y a également Richard Davis à la contrebasse, Bob Rose à la guitare, Dennis Davis à la batterie, John Faddis à la trompette et j’en passe…
Les pièces sont souvent courtes, c’est ce que demande le genre, mais Roy vise juste et bien, particulièrement en début d’album avec la série, « Coffy Is The Colour », « Pricilla’s Theme », « King George » et « Aragon », même « Coffy Sauna » un poil sirupeux ne manque pas de charme, dans son genre unique…
On ne dépasse quasi pas les trois minutes, tout est dit rapidement, avec efficacité, comme sur « Brawling Broads » funky à souhait, même sur la fin il y a encore de belles trouvailles, comme sur « Escape » ou sur le bref titre final, « End Of Sugarman » …
Concernant le vibraphoniste on pense souvent à la période « Roy Ayers Ubiquity », avec le fameux « Everybody Loves The Sunshine » ou « Red Black & Green » mais son passage à la « blaxploitation » mérite également un énorme satisfécit.
On pourra légitimement reprocher une certaine brièveté à cet album un peu court, dépassant de quelques minutes seulement la demi-heure, mais ce qui est gravé est globalement remarquable et donne l’envie de bouger irrésistiblement, atteignant largement les objectifs !