Hellripper c'est un one-man band composé de James McBain, dont la participation externe se limite aux musiciens présents en live, ce qui lui tient à cœur à notre cher James.
C'est donc un témoignage de la virtuosité et de l'identité d'une seul (jeune) homme dont l'évolution a été flagrante au fil des albums.
En effet, entamant sa percée internationale avec des morceaux courts, rapides, violents, sales, dignes des pionniers de la première vague de Black Metal, le projet prend peu à peu une tournure plus "travaillée" à partir de The Affair of the Poisons, mettant l'accent sur des riffs plus mélodiques et variés et une structure généralement plus propre accompagnés de thématiques touchant au lore mythologique et historique écossais vs le satanisme brutal et sale ayant précédé.
L'album sus-mentionné reste à ce jour mon préféré, incorporant juste assez d'éléments mélodiques en gardant l'identité blackened thrash old school des débuts.
Hellripper ancre peu à peu sa nouvelle identité, avec son album précédent Warlocks Grim & Withered Hags marquant un tournant plus définitif vers un son plus mélodique et des morceaux plus longs et plus ambitieux.
Sur ce nouvel album, alors qu'avant on avait encore l'impression d'avoir un Hellripper qui se cherche, il n'y a plus d'ambiguïté quant au détachement du Venom remastered. On a des riffs avec des motifs mémorisables tendant vers le heavy, plus d'utilisation de passages acoustiques (piano, guitare…), des alternances entre thrash rapide et lenteur/ambiance plus étirée venant ramener le côté black. Hellripper s'amuse, ou bien teste les limites de sa virtuosité.
Après toutes ces éloges je dois malgré tout admettre que je reste plus adepte des débuts du goat...ayant eu ma révélation il y a 6 ans avec The Affair of the Poisons (encore lui). Alors oui, tant mieux si notre cher James expérimente à sa guise et réussi d'ailleurs toujours à nous sortir de très bons albums, mais bon, cela n'éliminera pas mon biais subjectif m'amenant à préférer quand il était plus chaotique. 7/10
PS: Hâte de te voir en live à Paris le 18 avril, cher goat