Il y a un air de folk americana qui plane au-dessus de "Cousin", bien plus que sur les précédents albums plus pop-rock de Wilco. On retrouve certaines pistes familières à Wilco et au songwriting du père Tweedy ("Evicted", "Cousin") qui nous permettent de nous installer dans les cocons rompus de compositions auxquelles on a tissé ces liens si personels.
On revient - pour la treizième fois - écouter un album de Wilco pour cette léthargie dans laquelle on se retrouve. Embrumés. Apprivoisés. Soumis. "Cousin" se permet quelques détours fuzzy, comme sur l'ouverture "Infinite Surprise", ou la ballade en deux temps de "Pittsburgh", mais se complaît dans cet héritage à la fois lourd et libérateur qui est celui d'un groupe culte et à la fois sans ultime attente.