The crawler
Idles avait marqué un petit tournant dans leur carrière avec la sortie de "Ultra Mono". Des sonorités bien différentes allaient laisser certains fans de la première heure sur le bord de la route. Et ce nouvel album commence de la même manière avec un titre qui se démarque du punk qu'ils pouvaient nous servir sur les précédents albums. "MTT 420 RR" est un titre à l'aspect ballade qui monte crescendo pour finir en apothéose. Une intro parfaite pour le titre suivant, "The Wheel", ma chanson préférée du groupe. Ça paraît simple et c'est terriblement efficace, avec cette batterie que j'aime tant et ce gros son de basse au moment du refrain qui casserait n'importe quelle vitre si on mettait la sono à fond. Puis on revient à quelque chose de plus calme, plus froid, avec "When the Lights Come On". Quelque chose de plus personnel se dégage dans ce début d'album. Et surtout, on a l'impression que le groupe se démarque avec un son encore plus expérimental et des sonorités nouvelles, comme sur "Car Crash", qui est si particulier.
Il aura fallu attendre le cinquième morceau pour se retrouver face à du punk plus classique avec "The New Sensation", même s'il paraît plus grand public que de niche. Et on reste dans le même style sur "Stockholm Syndrome". Le groupe nous propose alors sa vraie première ballade avec "The Beachland Ballroom", c'est efficace et ça touchera le plus de monde. Puis on revient à du plus brutal avec "The Crawl!" Un titre qui ne se démarque pas assez pour moi et que j'avais oublié malgré plusieurs écoutes. "Meds", en revanche, malgré un aspect classique de prime abord, m'a convaincu avec sa batterie, sa guitare et cette basse ultra-présente. "Progress" se démarque encore plus du reste de l'album avec ce titre "Kelechi" en intro, mais j'ai eu l'impression de me retrouver face à une longue interlude musicale, pas grand-chose de plus.
Puis "Wizz" vient réveiller tout ça, c'est le cas de le dire. Ces trois morceaux sont vraiment très particuliers, mais pourquoi pas. Je regrette presque de revenir au monde réel avec "King Snake". Puis l'album se termine forcément par un titre, "The End". Après un début d'album qui m'avait convaincu, je les ai un peu perdus au fur et à mesure. Je n'ai pas saisi tout le message, mais ce qui est sûr, c'est qu'une nouvelle fois de plus, le groupe nous propose quelque chose de différent. Qui m'aura moins touché, mais que je trouve dans l'ensemble vraiment bon.