L'un des emblèmes de la new wave fait son retour dans la cour des années 2010. Mais entre pop et dan
Ils auront donc mis dix ans pour le sortir. The Human League est l'un des groupes légendaires qui a marqué la mouvance brit-pop des années 80, avec Gary Numan et Orchestral Manoeuvres In The Dark. Trente ans presque jour pour jour après le tubesque « Don't You Want Me », la formation de Philip Oakey est de retour dans les backs avec « Credo », premier effort depuis « Secrets » apparu en 2001.
A l'instar d'Orchestral Manœuvres In The Dark, The Human League est forcé – réputation oblige – de proposer un style qui doit faire le pont entre deux périodes musicales séparées d'une génération complète. Un exercice ô combien complexe que le groupe d'Oakey ne résout correctement que par intermittences, notamment sur les trois singles déjà extraits, « Night People », « Never Let Me Go » et « Egomaniac ». Trois compositions tout à fait défendables aux basslines simples et entêtantes, entre dance et new wave.
« Electric Shock » ressemble de son côté à une B-side agressive des Chemical Brothers, alors que le titre de conclusion « When The Stars Start To Shine » invente un nouveau genre qu'on pourrait qualifier de « drum & bass Haribo » : une grosse kickline mélangée aux voix vocodées d'Oakey et de ses deux partenaires de jeu féminins. Mais le problème de l'album est ailleurs ou, plus précisément, dans les six autres titres, valsant entre manque d'originalité et véritable ratage, tels les datés « Sky » et « Breaking The Chains ». Le retour d'OMD avait déjà un peu déçu, celui de The Human League ne change pas la tendance.