On sent déjà qu’on est sur la fin de la domination d’Aftermath et un Eminem peut-être un peu trop surchargé par ses projets et donc, moins investi dans celui-ci. Il produit beaucoup certes, mais pose très peu de couplets. Dr. Dre n’est présent que sur un seul morceau et c’est les vrais débuts du Eminem maladroitement parodique. Globalement, la production commence à s’affaiblir, dès le premier track et beaucoup de titres sonnent fouillis à l’image d’un LEAVE DAT BOY ALONE. D12 World est ainsi un disque extrêmement long à réécouter et je me vois passer sur quelques chansons.
Eminem étant plus en retrait au micro, les autres membres du groupe peuvent plus briller et ce n’est pas plus mal. Bizarre s’amuse toujours autant à nous choquer mais le MVP reste Proof pour moi. Il est assez stratosphérique dans son énergie et sa dextérité. Cela reste un bon album, mais très hétérogène et bordélique. 14/20
Top 3: American psycho II, Just like u, Good die young.