On a bel et bien perdu David Bowie en état très critique, comme sortant d'outre-tombe….la pochette crépusculaire nous montre un cadavre loin d'être exquis et le titre se fait ironique bien malgré lui. N'ayant plus que la peau sur les os, Bowie vampirise la cocaïne dans des quantités astronomiques. Le traitement soul lourdingue des titres 71-73, la voix déglinguée et (d)éraillée, sur le fil du rasoir, n’en finissent pas d’enterrer cette captation live d’un chanteur en roue libre, fantôme errant dans un théâtre macabre. Quand j’écoute de rares fois cet album, je zappe rapidement tant ça me gonfle. A force de suivre la ligne blanche, Bowie finit dans le fossé. Reste le bonus Panic In Detroit qui tient bigrement le choc dans cette bouillie insane.