Ça y est, après tout un tas de pétards mouillés, U2 est enfin de retour.
Et il a fallu que ce soit particulièrement le bazar aux États-Unis pour que les mecs se réveillent enfin, alors qu'ils ont inauguré la salle sphérique de Las Vegas qui explose les rétines de tout le monde avec ses écrans partout et qui doit avoir un très joli bilan carbone au passage il y a quelques temps.
C'est leur meilleur disque depuis Songs of Innocence, et on ira me rétorquer gentiment que ce n'était pas bien dur. Mais à leur âge, en ayant plus rien à prouver et plus grand chose à dire, symboliquement, qu'ils reviennent un peu aux sources en cette période troublée, on peut le saluer.
C'est à nouveau un peu Rock avec une voix potable pour Bono et c'est déjà fou car je n'y croyais plus du tout. The Edge n'expérimente plus trop à la guitare malheureusement (j'ai trouvé le son de gratte un peu "sec", ce qui est inhabituel chez lui) mais globalement c'est sympa à écouter et la charge politique des paroles pourrait même être ressentie par un non-anglophone car musicalement on sent qu'ils se prennent un peu au sérieux.