Pixvae – De Lado A Lado – (2026)
Il se trouve qu’il y a dix ans, en deux mille seize, je m’étais procuré le premier album de Pixvae, celui avec le fameux palmier en couverture, le « palmier-pêche » hybride aux racines noueuses, qui a donné son nom à la formation. On pourrait pour cette dernière également parler « d’hybridation » en évoquant l’origine des musiciens colombiens et français qui mélangent le currulao afro-colombien, avec des racines jazz et rock.
Sont donc présents Jennifer “Xiomora” Torres et Israël Quinones au chant et à la guasà, un instrument de percussion en forme de hochet rempli de graines, typique de la Colombie et plus particulièrement de la province d'Esmeraldas.
Damien Cluzel est à la guitare, Romain Dugelay au sax baryton et aux claviers, Juan Carlos Arrechea aux percussions et à la marimba de chonta, une forme dérivée du balafon africain, pour finir, Léo Dumont joue de la batterie. A ce stade on peut garantir une musique véritablement originale et finalement peu commune, avec des ingrédients assez uniques.
Ce qui est le cas, les promesses sont tenues et le mélange électrique sied formidablement à ce feeling colombien qui se maintient, intacte après cette décennie, sans jamais dévier de sa route, fidèle en tout, de pièce en pièce, avec cette forte identité culturelle qui ne saurait mentir.
« De Lado A Lado » est le quatrième témoignage de ce mix colombien installé dans le Lyonnais, avec cette identité rugueuse qui ne faiblit jamais, sûr de ses rythmes anciens avec ce groove authentique, en même temps qu’actualisé, qui tourne en entier autour de la marimba de chonta, un lamellophone à percussion typique des sonorités musicales de la région, présenté souvent comme étant d’origine africaine.
On retient « Y No He Visto Na' » qui ouvre l’album et annonce la couleur, « El Pescador », « El Plato De Comida » et « El Bacaneo » pour n’en citer que quatre, mais l’identité très forte forme un ensemble cohérent plutôt insécable.