L'album s’ouvre comme une prière qui aurait mal tourné, une confession murmurée dans une chambre où la lumière filtre à peine. La guitare acoustique y joue le rôle du témoin silencieux : elle respire, elle laisse de l’espace, elle installe une fragilité presque sacrée. Puis, comme une ombre qui se glisse derrière toi, la guitare électrique arrive, distordue, granuleuse, et transforme la supplique en révolte intérieure.
Elle chante comme si chaque mot était arraché à quelque chose de plus profond qu’elle-même, avec cette manière de laisser la vulnérabilité se fissurer pour révéler l’agressivité. C’est un style rare, presque animal, qui rappelle que le rock n’est pas seulement une esthétique : c’est une manière de respirer.
peu de groupes réussissent à maintenir une telle constance. The Pretty Reckless a cette discipline presque old school, ce refus de la facilité. Même en première partie d’AC/DC à Tampa (yes j'habite pas loin de mister brian johnson), ils n’ont pas joué les seconds rôles.
Leur rock reste authentique, terreux, avec cette signature sonore qui ne cherche pas à suivre les tendances.