The Dirty Rotten Bastards
Après une Trilogie Uno, Dos,Tré, la tournée mondiale éprouvante qui a suivie et 6 mois de rehab pour un Billie Joe Armstrong au bout du rouleau, Green Day revient avec une sorte de "Best Of" des 3 derniers albums.
Best Of qui n'en est en réalité pas tellement un. En effet, le parti pris par le trio californien a été de rejouer les chansons en live, en une seule prise et sans aucune post-production.
Et on peut dire que le résultat est là, au-delà des attentes que l'on pouvait avoir avec cette compilation spécialement sorti pour le Record Store Day aux USA.
Demolicious est donc un condensé de la Trilogie, mais en mieux : là où les trois albums se voulaient être une sorte de retour aux sources pour Green Day, en abandonnant son côté alternatif qui avait tant réussi à American Idiot mais un peu moins à 21st Century Breakdown, cet opus tient toutes ces promesses disparues.
Au revoir le son trop produit, avec pas assez de guitares et de basse pour laisser plus de place aux textes de Armstrong (qui ne sont pas ses meilleurs soi dit en passant), bonjour le son gras, les riffs crades, la batterie endiablée, la basse au médiator frénétique, les larsens rageurs et les imperfections parfaites.
Alors que Uno, Dos et Tré faisaient pâle figure pour fêter une certaine "renaissance" de Green Day, Demolicious vient donc s'assurer que le groupe n'a rien perdu de sa vigueur d'antan.
On regrettera l'absence d'inédits plus inspirés que State Of Shock qui n'est rien d'autre qu'une chanson parmi tant d'autres et qui ne se dégage pas vraiment du lot, mais on retiendra avant tout l'énergie dégagée et ce bel effort aux fans assez déçus actuellement (j'en fais malheuresement parti) qui attendaient plus.
Well done, guys.