Il pourrait paraître un peu cliché de parler de rédemption et de renaissance sur « Devil’s playground » mais en réalité c’est exactement l’impression que ce disque donne.
Le disque est globalement très bon voir excellent, si on excepte une ou deux petites scories sans importance.
Billy Idol s’offre ici un son très moderne, à la fois puissant et fluide.
Sa voix de grand fauve blessé, toujours aussi implacable et irrésistible, paraît toujours être capable de renverser des montagnes quand elle se couple aux riffs dévastateurs de Steve Stevens.
Le niveau des compositions est très haut, alternant véritables électrocutions guitaristiques conduites au punk et au metal lourd, et ballades intimistes très travaillées, complexe et abouties.
Il semblerait qu’après avoir traversé toutes ces épreuves douloureuse et tutoyé les affres de la Mort, Billy Idol ait gagné en profondeur, s’affirmant encore plus comme artiste complet.
Gueule cassée, visage marqué, corps meurtri couturé de cicatrice mais encore vaillant, le vieux lion britannique fut encore capable de rugir férocement en 2005.
Il serait foncièrement injuste de passer à coté de pareille renaissance.
Saluons donc la performance d’un grand artiste du rock.
Billy on t’aime !
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