La comparaison avec System of a Down sera inévitable. Inévitable tant Daron Malakian s'est directement inspiré de ce que faisait SOAD dans les temps immémoriaux où ils arrivaient encore a sortir des albums. De l'aveux même de Daron Malakian et de Serj Tankian, ce deuxième album de Scars On Broadway (ou maintenant "Daron Malakian and Scars On Broadway") contient des pistes qui auraient pu être directement présentes dans un nouvel album de SOAD. Vu que les membres du groupe n'arrivent pas à parvenir à un accord pour produire un nouvel album tout beau tout neuf, Daron Malakian a fait sa petite soupe de son côté (tout comme Serj d'ailleurs), et oui, fans de SOAD il faudra se contenter de ça.
Thème général, riffs de guitare, voix caractéristique de Malakian... Autant dire que Dictator ne veut absolument pas surprendre et souhaite continuer sur ce que sait déjà faire le monsieur. Un air de déjà-vu dans un ensemble plutôt bien emballé. Le tout est relativement classique mais fait le boulot. Les refrains fonctionnent bien, l'album n'est pas trop long (44 minutes), c'est catchy, le chanteur s'essaye a différent type de chants, ça fait taper du pied...
J'ai trouvé ce deuxième album plus plaisant que le premier sorti il y a maintenant dix ans (ils aiment vraiment prendre leur temps...).Bon la pochette est moche, et si vous êtes à la recherche de neuf passez votre chemin. Pour moi ça fait le taf, ni plus ni moins.