Encore une fois, il y a un couvre- feu et ça chier de le dire, mais en hiver ça passe. On est bien au chaud. Et pour une fois, non mes chers lecteurs je ne parlerais pas de cinéma, ou de littérature, mais de musique, mon autre grande passion.
Mélomane, mais piètre musicien, il faut dire que Doolittle, comme plein de groupes des années 80, a bercé mon adolescence, et de quelle manière ! Evidemment, comme énormément de gens, j'ai écouté la fin mythique de Fight Club, et je suis tombé in love de Where is my mind ?, hymne de la fin des années 90 des Pixies.
Et évidemment, j'ai écouté les Pixies à fond. Symbole d'une époque bénie d'un rock encore novateur et très créatif, les Pixies sont les précurseurs de toute la vague de pop- rock alternatif qui va ravagé les années 90 et 2000, dont Radiohead est le groupe le plus représentatif, et qui vient de ce chef d'oeuvre de 3e album.
Enorme claque, des tubes partout, des mélodies incroyables, des riffs de guitares géniaux à chaque coin de rue, Doolittle s'impose comme le dernier grand souffle rock de cette décennie 80, tellement tous les morceaux n'ont pas pris une ride, et sonnent souvent 10 fois mieux que ce qu'on entend à la radio ou sur Youtube ou Spotify de nos jours. Debaser, Hey, Monkey gone to heaven, ou Here comes your man... incroyables morceaux !
Je voulais me la jouer rebelle, j'écoutais ça à fond dans ma chambre, je broyais du noir et je voulais me barrer de chez moi : cet album fut un des grands tournants de mon éducation rock. Un roc, un cap dont les Pixies ont eu du mal à s'en défaire, mais ils ont continué une fascinante exploration de "l'alternative rock" bien après.
Magique, noir, brutal, et génial tout à la fois, un album légendaire qui a forgé avec Surfer Rosa le culte de ce groupe indémodable. Encensé par la critique, cela paraît incroyable que le groupe eut aussi peu de renommée commerciale à sa sortie.
Un chef d'oeuvre d'album, pour ceux qui aiment le rock !