DOPETHRONE — ELECTRIC WIZARD (2000)
La guitare
rampe rampe
dans la brume noire
où les riffs deviennent
des montagnes de plomb
et les tambours des pas
de géants sous la terre
les voix murmurent aux morts
les amplis invoquent la nuit
le monde s’effondre au ralenti
LENTEMENT
LOURDEMENT
INEXORABLEMENT
Un riff
puis un autre
puis le même
encore
encore
encore
HYPNOSE
DISTORSION
OCCULTISME
Funeralopolis : le futur brûle.
Weird Tales : Lovecraft branche sa guitare.
Dopethrone : l’apocalypse a trouvé son amplificateur.
Ici, la virtuosité se cache
sous des tonnes de saturation,
la répétition devient incantation,
et chaque note pèse
le poids d'une planète morte.
Pas besoin de courir
quand le monde vient à vous
pour vous écraser.
09/10 — Un monument de doom metal,
où le chaos prend son temps
et où la lenteur devient
une arme de destruction massive.